
Activepieces vs. Make : Lequel choisir pour ton automatisation ?
Activepieces ou Make ? Découvre le comparatif honnête et sans concession pour choisir l'outil d'automatisation qui te convient vraiment.
10 min de lecture
On va pas se mentir, le monde de l'automatisation, c'est un peu la jungle. Entre les outils qui promettent monts et merveilles et ceux qui te font payer un bras pour des fonctionnalités basiques, il y a de quoi s'y perdre. Aujourd'hui, on va parler de deux acteurs qui reviennent souvent : Activepieces et Make (anciennement Integromat). J'ai passé des heures sur les deux, j'ai vu leurs forces, leurs faiblesses, et je vais te dire lequel choisir, sans langue de bois.
Activepieces : L'Open Source qui monte, qui monte
Activepieces, c'est le petit nouveau qui fait du bruit. L'avantage principal, c'est qu'il est open source. Ça veut dire quoi pour toi ? Déjà, tu peux le déployer sur ton propre serveur. Si tu gères des données sensibles ou si tu veux un contrôle total sur ton infrastructure, c'est un argument de poids. Pas de dépendance à un fournisseur cloud qui pourrait changer ses prix du jour au lendemain.
Côté fonctionnalités, Activepieces est loin d'être un jouet. Il propose une interface visuelle pour construire tes workflows, avec une bonne bibliothèque d'intégrations. Pour un développeur, c'est souvent plus clair que de jongler avec des API brutes. Tu peux connecter tes outils préférés : Slack, Google Sheets, Notion, Stripe, et plein d'autres.
Ce qui est vraiment bien avec Activepieces :
- Le contrôle total : Tu peux l'héberger toi-même. Fini les mauvaises surprises sur les coûts ou les limitations imposées par un tiers.
- La communauté : L'aspect open source attire des développeurs qui contribuent, ce qui signifie des améliorations et de nouvelles intégrations plus rapides.
- Le prix : Si tu te débrouilles pour l'héberger toi-même, le coût est quasi nul, juste le prix de ton serveur.
Mais attention, il y a des points faibles :
Activepieces est encore jeune. Ça se ressent sur certaines choses. Par exemple, la documentation, bien que s'améliorant, n'est pas encore aussi complète que celle de Make. Et certaines intégrations, bien que présentes, peuvent manquer de profondeur ou de robustesse par rapport à ce que propose un outil plus mature.
Make (Integromat) : Le vétéran bien établi
Make, c'est le grand frère. Il existe depuis plus longtemps, et ça se voit. Son point fort, c'est sa maturité. L'interface est léchée, les intégrations sont nombreuses et bien documentées, et la communauté est énorme. Si tu cherches une solution clé en main, sans te prendre la tête avec le déploiement, Make est une valeur sûre.
Leur modèle tarifaire est basé sur des "crédits" qui correspondent à l'exécution de tes scénarios. Plus ton scénario est complexe et s'exécute souvent, plus tu consommes de crédits. C'est un modèle qui peut vite devenir coûteux si tu as beaucoup d'automatisation.
Ce qui est vraiment bien avec Make :
- La stabilité et la fiabilité : C'est un outil éprouvé, utilisé par des milliers d'entreprises. Tu peux compter dessus pour faire tourner tes workflows sans trop de soucis.
- La richesse des intégrations : Ils ont une quantité impressionnante d'applications connectées, souvent avec des options très poussées.
- La documentation et le support : C'est clair, complet, et leur support est généralement réactif.
Les points noirs de Make, et ils sont importants :
Le prix. C'est le gros point faible. Le plan gratuit est très limité (500 Mo de données transférées, 1000 exécutions par mois). Pour passer à un plan payant, il faut compter au moins 24,95 $/mois (en avril 2026) pour le plan "Core" qui offre 10 000 exécutions et 2 Go de transfert de données. Si tes besoins augmentent, tu vas vite te retrouver avec des factures qui grimpent. Et le modèle de crédits peut être un peu opaque au début.
Le comparatif technique : Ce qui compte vraiment pour toi
Quand on parle d'automatisation, il y a des choses qui ne pardonnent pas.
1. La gestion des erreurs et le debugging :
C'est là que la différence se creuse. Sur Make, tu as un historique des exécutions qui te permet de voir où ça a planté. C'est assez bien fait. Mais sur Activepieces, j'ai trouvé que le système de logs était plus clair, plus direct. Quand un workflow échoue, tu vois rapidement le détail de l'erreur, la requête envoyée, la réponse reçue. C'est crucial quand tu passes des heures à débugger un truc qui ne marche pas.
Exemple concret : Tu envoies un email via SendGrid et tu reçois une erreur "400 Bad Request". Avec Activepieces, tu verras exactement quel champ était mal formaté dans ta requête. Avec Make, tu auras peut-être juste "Erreur SendGrid", et il faudra creuser davantage.
2. La flexibilité et le contrôle des données :
Activepieces, étant open source et déployable sur ton propre serveur, te donne un contrôle total sur tes données. Tu sais où elles transitent. Make, lui, gère tout sur ses serveurs. Si tu travailles avec des données très sensibles, ça peut être un frein. De plus, Make a des limites sur la taille des données transférées par scénario (2 Go pour le plan Core en avril 2026). Activepieces, si tu as la bande passante sur ton serveur, n'a pas cette limite intrinsèque.
3. Les coûts réels :
C'est le point qui fait mal.
- Make : Le plan "Core" est à 24,95 $/mois (avril 2026) pour 10 000 exécutions. Si tu dépasses, il faut acheter des crédits supplémentaires ou passer à un plan supérieur. Le plan "Pro" est à 49,95 $/mois pour 40 000 exécutions. Ça monte vite.
- Activepieces : Si tu l'héberges toi-même, le coût est celui de ton serveur (quelques dollars par mois pour un VPS correct). Si tu utilises leur offre cloud, le plan gratuit te donne 10 000 exécutions par mois. Le plan "Pro" est à 10 $/mois (avril 2026) pour 100 000 exécutions. C'est une différence énorme.
Gotcha #1 : La courbe d'apprentissage pour le déploiement d'Activepieces. Si tu n'es pas à l'aise avec Docker ou la gestion de serveurs, déployer Activepieces toi-même peut être un peu intimidant au début. Ça demande un minimum de connaissances techniques. Mais une fois que c'est en place, c'est du gâteau.
Gotcha #2 : Les limites cachées des plans gratuits. Le plan gratuit de Make est très restrictif. 1000 exécutions par mois, c'est peu. Et les 500 Mo de transfert de données, ça part très vite si tu manipules des fichiers ou des données volumineuses. Activepieces, avec ses 10 000 exécutions gratuites, est bien plus généreux pour démarrer.
Les vraies plaintes des utilisateurs
J'ai épluché les forums et les retours utilisateurs. Voici ce qui revient souvent :
- "Make est devenu trop cher pour mes besoins." Beaucoup d'utilisateurs qui ont commencé avec le plan gratuit ou un plan basique se retrouvent à payer des sommes importantes dès que leur automatisation prend de l'ampleur. Le modèle de crédits, bien que logique, peut surprendre.
- "Il manque une intégration spécifique sur Activepieces." C'est le revers de la médaille de l'open source jeune. Parfois, l'outil dont tu as besoin n'est pas encore là, ou pas aussi bien implémenté que tu le voudrais. Il faut parfois attendre que la communauté ou l'équipe ajoute le support.
- "Le débogage sur Make peut être frustrant quand ça plante sans raison apparente." Bien que Make ait des outils de débogage, certains utilisateurs rapportent des difficultés à identifier la cause exacte d'une erreur, surtout dans des scénarios complexes avec de nombreuses étapes.
Un scénario concret : Automatiser la gestion des leads
Imagine que tu gères une petite entreprise et que tu veux automatiser la réception et le traitement des leads venant de ton site web.
- Le formulaire de contact : Un utilisateur remplit un formulaire sur ton site.
- Enregistrement dans une base de données : Les informations sont envoyées à une base de données (par exemple, Google Sheets ou une base de données personnalisée).
- Notification interne : Une notification est envoyée à ton équipe commerciale sur Slack.
- Création d'un contact CRM : Un nouveau contact est créé dans ton CRM (par exemple, HubSpot ou Pipedrive).
Avec Make : Tu vas construire ce scénario étape par étape. Le coût dépendra du nombre de fois où le formulaire est rempli par mois. Si tu as 5000 formulaires par mois, tu es déjà dans le plan "Core" à 24,95 $/mois. Si tu en as 20 000, tu passes au plan "Pro" à 49,95 $/mois.
Avec Activepieces (hébergé soi-même) : Tu construis le même scénario. Le coût est le prix de ton VPS (disons 5-10 $/mois). Tu as 100 000 exécutions gratuites sur leur offre cloud, donc même là, tu es largement couvert. La différence de coût est flagrante.
Verdict : Lequel choisir pour ton projet ?
FAQ
Frequently Asked Questions
Essayez ces outils
Sources
- https://www.activepieces.com/pricing
- https://www.make.com/en/pricing
- https://workflowautomation.net/reviews/activepieces

